Moubarak, fin de règne?
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Le monde politico-médiatique égyptien est en ébullition : Hosni Moubarak, 81 ans, président du pays depuis 1981, à la santé chancelante, pourrait laisser le pouvoir vacant. Euphémisme, bien entendu, pour dire qu'il pourrait mourir dans peu de temps. Car tout est question d'euphémisme. Personne, en Egypte, n'ose employer les mots, tant la disparition du Raïs bouleverserait le paysage politique. C'est que trois décennies de pouvoir, ça laisse des traces. On finit par s'habituer au personnage. Les moins de trente ans, soit la moitié de la population, n'ont connu que lui . Le week end dernier, une énième intervention (extraction d'un polype "bénin" et de la vésicule biliaire) a jeté le doute, une fois encore, sur les chances de longévité du chef de l'état.
Tout en se refusant à tomber dans une précipitation morbide, les commentateurs lui cherchent déjà un successeur. Et c'est bien là que ça se corse. On n'y avait jamais vraiment pensé auparavant. Légitimement, on se tourne vers le parti au pouvoir, le Parti National Démocratique (PND) ou Gamal Moubarak, le fils cadet, attend sagement son tour.Mais plus vraisemblablement cela se jouera entre deux hommes, au profil radicalement différent. L'un est dans la lumière depuis de nombreuses années : Mohammed ElBaradeï, ancien directeur de l'AIEA, à la stature éminemment internationale, fait figure de libéral. Son voeu est de faire "sauter le verrou" de la politique égyptienne, tenue par les militaires depuis 1952 (fin de l'état d'urgence instauré en 1981, élections véritablement libres, sans régime d'autorisation des partis). De l'autre, côté, il y a son exact opposé : Omar Suleiman, l'homme de l'ombre par qui "tout passe" en Egypte. Chef des services secrets égyptiens, il est le pivot des négociations dans le dossier israélo-palestinien.
Aux dernières nouvelles, et "officiellement", l'état de santé du président Moubarak s'améliore. La question de la transition, si elle n'est pas tranchée rapidement, le sera obligatoirement l'année prochaine, au plus tard, date des prochaines élections. Entre la candidature encore incertaine du Raïs, et les poussées réformistes des partisans d'ElBaradeï, il y aura du changement quoi qu'il advienne. (photo : Free Mass)
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C'était dit. Cela doit être tenu. David Miliband, chef de la diplomatie britannique, a rappelé au président afghan, Hamid Karzaï, ses promesses faites lors de la réunion internationale sur l'Afghanistan, en janvier denier. Celui-ci avait annoncé son désir de parler avec les Talibans : "qu'il le fasse au plus vite !", s'est agassé le secrétaire aux affaires étrangères.
Après la mort de 500 Nigérians chrétiens quelques jours plus tôt, la communauté victime veut se faire bourreau. Dans la ville de Jos, théâtre du massacre, les appels à la vendetta contre l'ethnie des Fulani, de confession musulmane, ne cessent de se répandre. C'est du moins ce que constate l'envoyé spécial du journal Le Monde, Jean-Philippe Rémy.






